Que faire au Cap : ce qui en vaut la peine et ce que ça coûte
Mis à jour 11 septembre 2026 · 7 min de lecture
Le Cap a un problème que bien d’autres villes lui envieraient : trop de sites à voir, tous tributaires de la météo. La Montagne de la Table reste parfois des heures durant dans les nuages, le ferry pour Robben Island est annulé en cas de forte houle, et le vent peut chambouler une journée pourtant parfaitement programmée. Cet aperçu trie ce qui, dans la ville elle-même, vaut vraiment le détour, ce que cela coûte et le temps à prévoir. Les excursions dans les environs – route des vins, Hermanus, safari – font l’objet d’un article séparé sur le Cap-Occidental, pour éviter les doublons ici.
Sur GetYourGuide, on trouve actuellement 502 offres autour du Cap, à partir de 4,25 € et à 93,02 € en médiane (au 11/09/2026). L’ensemble du choix classé par catégories se trouve sous excursions au Cap.
La Montagne de la Table : à prévoir absolument, à placer avec souplesse
La Montagne de la Table est l’emblème de la ville, et c’est le site où une mauvaise organisation se paie le plus cher. Le téléphérique ne fonctionne que si la météo le permet. Quand la couverture nuageuse repose sur le plateau – les Capetoniens l’appellent la « nappe » – ou que le vent souffle trop fort, il reste fermé. Cela arrive aussi les jours ensoleillés en ville.
D’où le conseil le plus important de cet article : ne mettez pas la Montagne de la Table à votre dernier jour. Prenez la première matinée claire et peu venteuse que vous obtenez, et organisez tout le reste autour. L’état de fonctionnement en temps réel s’affiche sur le site et l’application de l’exploitant du téléphérique.
Selon l’exploitant du téléphérique, l’aller-retour pour un adulte coûte 475 rand en ligne, 530 rand au guichet (tarifs du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027). Les jours d’affluence, il faut quand même faire la queue, même avec un billet en ligne. Si vous comptez de toute façon prendre le bus rouge, le calcul du billet combiné se trouve dans l’article sur le bus Hop-on-Hop-off.
L’alternative au téléphérique est l’ascension à pied. La randonnée guidée sur le Lion’s Head ou la Montagne de la Table coûte à partir de 38,27 €, dure de 2,5 à 3,5 heures et affiche 5,0 étoiles pour 2 206 avis – la meilleure note parmi les vingt excursions les plus réservées de la ville. Le Lion’s Head est le choix le plus court et, pour beaucoup, offre la plus belle vue, puisque la Montagne de la Table elle-même entre dans le cadre. Un bon pied est nécessaire dans les deux cas. Toutes les formules, du téléphérique à la randonnée, sont comparées sur la page excursions à la Montagne de la Table : 37 offres à partir de 10,63 €.
V&A Waterfront et Robben Island
Le V&A Waterfront est le port reconverti en quartier commerçant et animé. On n’est pas obligé de l’aimer, mais on passe difficilement à côté : c’est de là que partent les croisières dans le port, les vols en hélicoptère et le ferry pour Robben Island.
Robben Island est le seul endroit du Cap que l’on visite non comme une excursion, mais comme un pan d’histoire. Nelson Mandela y a passé 18 de ses 27 années de détention. Les ferrys partent du Nelson Mandela Gateway, dans la zone du Clock Tower du Waterfront. Entre la traversée, le tour de l’île en bus et la visite de la prison de haute sécurité, comptez environ trois heures et demie. La prison est visitée en compagnie d’anciens prisonniers politiques – c’est le moment dont la plupart des visiteurs se souviennent le plus longtemps.
Deux choses à savoir : en haute saison, les billets sont souvent épuisés plusieurs jours à l’avance, et le ferry ne circule pas en cas de forte houle. Réservez donc tôt, et pas pour la veille de votre vol retour. Nous avons trouvé des tarifs contradictoires selon les sources ; seul le tarif en vigueur du Robben Island Museum au moment de la réservation fait foi.
Depuis le Waterfront, on trouve aussi de courtes sorties en mer. La sortie découverte de la faune marine dure 1,5 heure et coûte à partir de 45,93 €, la sortie en bateau au coucher du soleil avec vin mousseux dure également 1,5 heure à partir de 39,87 €. Le vol en hélicoptère depuis le Waterfront coûte à partir de 154,15 € pour 12 minutes. C’est cher pour si peu de temps. En échange, vous voyez d’en haut, d’un seul regard, la Montagne de la Table, le Lion’s Head et la côte atlantique.
Bo-Kaap, Company’s Garden et le centre-ville
Le Bo-Kaap, sur le flanc de Signal Hill, est le quartier aux maisons colorées que l’on voit sur toutes les cartes postales. C’est le quartier historique des Malais du Cap, et il est habité. Les gens dont on photographie le pas de porte y vivent réellement. En venant avec une visite guidée, on apprend pourquoi le quartier a cet aspect, sans gêner personne.
Quelques rues plus loin se trouve le Company’s Garden, à l’origine le potager de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, aujourd’hui un parc en plein centre-ville. Autour se trouvent des musées et le Parlement. Le Castle of Good Hope, la plus ancienne forteresse coloniale conservée du pays, est accessible à pied.
Le centre-ville se découvre bien à pied dans la journée. Une fois la nuit tombée, mieux vaut prendre un taxi ou un service de VTC pour rentrer à votre hébergement plutôt que de marcher seul dans des rues désertes. Ce n’est pas de l’alarmisme, c’est le conseil que vous donneront aussi les habitants.
Kirstenbosch : le jardin sur le versant est de la Montagne de la Table
Le jardin botanique de Kirstenbosch se trouve sur le versant est de la Montagne de la Table et présente presque exclusivement des plantes indigènes, dont les protées qui ont fait la réputation du Cap. La passerelle en acier et en bois à travers la canopée, que tout le monde appelle simplement le « Boomslang », est la partie que les enfants préfèrent.
Pour les visiteurs venant de l’extérieur de l’Afrique, l’entrée coûte actuellement 270 rand, selon l’exploitant SANBI. Le jardin fonctionne sans espèces : carte à la caisse ou billet en ligne. Prévoyez au moins deux heures. Les bus rouges Hop-on-Hop-off s’y arrêtent, ce qui simplifie l’accès sans voiture. En été austral, des concerts en plein air y ont lieu le soir et sont très prisés des Capetoniens.
Les plages : magnifiques, mais l’eau est froide
Camps Bay et Clifton sont les plages que l’on connaît par les photos : sable blanc, avec en arrière-plan les rochers des Twelve Apostles. Bronzer, admirer le coucher du soleil et flâner sur la promenade, tout cela fonctionne très bien. Pour la baignade, c’est autre chose : l’eau côté Atlantique reste froide même en plein été, et la plupart des visiteurs ne vont pas plus loin que les genoux.
Pour nager, direction False Bay, de l’autre côté de la péninsule, par exemple à Muizenberg avec ses cabines de plage colorées et son école de surf. L’eau y est nettement plus chaude. La colonie de manchots de Boulders Beach se trouve elle aussi sur False Bay ; comment la combiner en une journée avec le cap de Bonne-Espérance est expliqué dans l’article sur l’excursion à la journée au cap et aux manchots. Toutes les offres correspondantes se trouvent sous excursions au cap de Bonne-Espérance : 100 offres à partir de 24,88 €.
Signal Hill et le coucher du soleil
Signal Hill est la crête arrondie à côté du Lion’s Head, où une route mène jusqu’au sommet. De là-haut, on voit la ville, le port et, par temps clair, jusqu’à Robben Island. Le soir, c’est l’endroit où la moitié du Cap vient voir le coucher du soleil, avec l’affluence que cela suppose sur le parking. Pour ceux qui préfèrent prendre de la hauteur : les parapentistes décollent de Signal Hill et atterrissent sur la promenade de Sea Point. L’aventure en parapente en tandem coûte à partir de 93,02 € pour 45 minutes et dépend encore plus du vent que le téléphérique. D’autres activités de ce type sont rassemblées sur la page activités sensations fortes.
Les townships : uniquement accompagné, et par le bon guide
Autour du Cap, des centaines de milliers de personnes vivent dans des townships dont l’histoire est indissociable de l’apartheid. Pour comprendre la ville, on ne peut pas les ignorer. S’y rendre seul et sans connaissance des lieux n’est en revanche pas une bonne idée.
L’excursion d’une demi-journée dans les townships du Cap dure 3 heures, coûte à partir de 47,31 € et affiche 4,8 étoiles pour 1 057 avis. Pour ce type d’excursion, vérifiez toujours qu’elle travaille avec des habitants du quartier et que l’argent y reste, par exemple via des visites de projets ou des commerçants locaux. Un circuit où l’on se contente de photographier depuis la fenêtre du bus n’aide personne.
Combien de jours prévoir
Pour la ville seule, trois jours complets sont le minimum, si la météo coopère : un jour pour la Montagne de la Table et Kirstenbosch, un jour pour Robben Island et le Waterfront, un jour pour Bo-Kaap, le centre-ville et Signal Hill. S’ajoute à cela une journée pour la péninsule du Cap. Avec quatre à cinq jours, vous avez une marge pour une journée nuageuse, et vous en aurez presque toujours besoin.
Ceux qui restent plus longtemps y ajoutent les environs : la route des vins autour de Stellenbosch et Franschhoek, la côte des baleines près de Hermanus, ou un safari à l’intérieur des terres. Des catégories dédiées existent pour la route des vins, l’observation des baleines à Hermanus et les safaris depuis Le Cap.
Ce que vous pouvez vous épargner
Toutes les attractions du Cap ne valent pas le détour, vu le temps limité dont vous disposez :
Le Waterfront comme objectif d’une journée entière. C’est un port avec un centre commercial. Pour le départ vers Robben Island, un dîner ou une sortie en bateau, c’est très bien ; pour y passer une journée entière, non.
Le téléphérique quand il y a des nuages. Quand la « nappe » recouvre la montagne, vous payez 475 rand pour monter dans un nuage. Mieux vaut attendre un jour de plus.
Camps Bay pour se baigner. Pour le coucher du soleil, oui ; pour nager, non.
Quelle est la meilleure période
Le Cap connaît des pluies hivernales. De juin à août, les précipitations sont les plus fortes, les journées sont fraîches et le téléphérique reste plus souvent à l’arrêt. En contrepartie, les hébergements sont moins chers et les baleines sont présentes le long de la côte. L’été austral, de décembre à février, est sec et chaud, mais aussi venteux : le vent du sud-est, puissant, que les Capetoniens appellent le « Cape Doctor », souffle alors fréquemment, et c’est la raison la plus courante pour laquelle le téléphérique reste fermé un jour de beau temps. Mars et avril, ainsi qu’octobre et novembre, sont considérés comme des mois plus calmes, avec souvent une météo stable et moins d’affluence.